Job 39
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| v | DarbyFr1885 |
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| 1 | Sais-tu le temps où mettent bas les bouquetins des rochers ? As-tu observé les douleurs des biches ? |
| 2 | As-tu compté les mois qu’elles accomplissent, et connais-tu le temps où elles mettent bas ? |
| 3 | Elles se courbent, elles enfantent leur portée, elles se délivrent de leurs douleurs. |
| 4 | Leurs petits deviennent forts, ils grandissent dans les champs, ils s’en vont et ne reviennent pas à elles. |
| 5 | Qui a lâché l’âne sauvage ? qui a délié les liens de l’onagre, |
| 6 | Auquel j’ai donné le désert pour maison, et la terre salée pour demeure ? |
| 7 | Il se rit du tumulte de la ville, il n’entend pas le cri du conducteur. |
| 8 | Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture, et il est en quête de tout ce qui est vert. |
| 9 | Le buffle voudra-t-il être à ton service ? Passera-t-il la nuit auprès de ta crèche ? |
| 10 | Attacheras-tu le buffle par sa corde dans le sillon ? Hersera-t-il les vallées après toi ? |
| 11 | Auras-tu confiance en lui, parce que sa force est grande, et lui abandonneras-tu ton labeur ? |
| 12 | Te fieras-tu à lui pour rentrer ce que tu as semé, et rassemblera-t-il [le blé] dans ton aire ? |
| 13 | L’aile de l’autruche bat joyeusement : ce sont les plumes et le plumage de la cigogne ; |
| 14 | Toutefois elle abandonne ses œufs à la terre et les chauffe sur la poussière, |
| 15 | Et elle oublie que le pied peut les écraser et la bête des champs les fouler ; |
| 16 | Elle est dure avec ses petits comme s’ils n’étaient pas à elle ; son labeur est vain, sans qu’elle s’en émeuve. |
| 17 | Car ✝Dieu l’a privée de sagesse, et ne lui a pas départi l’intelligence. |
| 18 | Quand elle s’enlève, elle se moque du cheval et de celui qui le monte. |
| 19 | Est-ce toi qui as donné au cheval sa force ? Est-ce toi qui as revêtu son cou d’une crinière flottante ? |
| 20 | Est-ce toi qui le fais bondir comme la sauterelle ? Son ronflement magnifique est terrible. |
| 21 | Il creuse [le sol] dans la plaine et se réjouit de sa force ; il sort à la rencontre des armes ; |
| 22 | Il se rit de la frayeur et ne s’épouvante pas, et il ne se tourne pas devant l’épée. |
| 23 | Sur lui retentit le carquois, brillent la lance et le javelot. |
| 24 | Frémissant et agité, il dévore le sol, et ne peut se contenir quand sonne la trompette. |
| 25 | Au bruit de la trompette, il dit : Ha ! ha ! et de loin il flaire la bataille, le tonnerre des chefs et le tumulte. |
| 26 | Est-ce par ton intelligence que l’épervier prend son essor et qu’il étend ses ailes vers le midi ? |
| 27 | Est-ce à ta parole que l’aigle s’élève et qu’il bâtit haut son aire ? |
| 28 | Il demeure dans les rochers et y fait son habitation, sur la dent du rocher et sur les hautes cimes. |
| 29 | De là il épie sa nourriture, ses yeux regardent dans le lointain. |
| 30 | Ses petits sucent le sang, et là où sont les tués, là il est. |
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